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Archive pour mars 9, 2007

Tiépitude, n.f

La tiépitude vient du mot pitié, dont voici une définition: “La pitié n’est pas une émotion en soi. C’est cependant une expérience émotionnelle qui masque des émotions, notamment le mépris, qui est composé de colère et de peur. Dans le cas particulier de la pitié, la colère prend la forme de révolte. Notre pitié s’adresse à des personnes pour lesquelles nous n’avons pas d’estime. ” (Source : http://www.redpsy.com/guide/pitie.html )

Le mot pitié vient du latin pietas proprement «piété (envers les dieux, les parents)», «sentiment du devoir» (dér. de pius «pieux [sens sacré et profane]»), qui a évolué pour signifier dès l’époque impériale «clémence, sentiment de bonté miséricordieuse (de l’empereur)», d’où «sentiment de compassion» dans la lang. des Chrétiens et «bonté, charité». Fréq. abs. littér.: 6518. Fréq. rel. littér.: XIXes.: a).

Donc d’après la définition et l’origine du mot, nous pouvons en déduire qu’aux yeux de tous, certaines personnes font pitié.

Plus tard, au cours du XXème siècle, s’est développée le verlan, qui vient d’envers à l’envers. Ainsi, le verlan consiste à appeler un mec, un cem (se prononce queum), ou une femme une mef (se prononce meuf). Mais parfois, par souci de plaisir acoustique et de belle prononciation, certaines lettres sont omises. Par exemple, les flics auraient dû être les clifs, mais finalement ils furent les cif (prononcer keuf’). Bref, c’est ce qui est arrivé à la pitié qui est devenu tiep. Ainsi quelqu’un qui fait pitié, fait tiep’.

D’où la tiépitude, à savoir l’attitude de celui qui fait tiep. Il est possible de faire tiep de façon temporaire ou permanente. Certains penseurs ont donc développé des théories de la tiépitude, son mode fonctionnement, etc…