Encyclopedia Inutilis

Il faut de tout pour faire un monde … pas sûr!

Les mathématiques littéraires

Notre grande érudition, et l’impression grandissante que nous avons d’avoir fait le tour des choses existantes, nous ont poussé à nous mettre en quête de nouvelles disciplines. Précurseurs parmi les précurseurs, nos idées fourmillent sans cesse. Voici l’une d’entre elles.

Il s’agit des mathématiques littéraires. Elle s’adresse avant tout aux personnes surdouées qui, bien que se définissant par leur tendance prononcée en faveur des sciences exactes, sont constamment en manque d’écriture. Pour ceux là, nous proposons ici un concept permettant d’allier leur esprit d’exactitude psychorigide avec leur besoin d’envolées lyriques décapantes. L’idée est simple, mais la réalisation nécessite une main de maître.

Prenons un exemple. Voyez cette équation par exemple.

equation1.JPG

Une première version des mathématique littéraires serait de l’écrire simplement avec des vrais mots. Cela donnerait:

“C égal, ouvrez les crochets, l’intégrale de zéro à n des C indice h à la puissance un moins un divisé par sigma, plus l’intégrale de zéro à n étoile de c indice f à la puissance un moins un divisé par sigma, fermez les crochets, le tout à la puissance sigma divisé par sigma moins un.”

Certes, l’exercice apparaît inutile, et un peu pointilleux. Tout l’art des mathématiques littéraire consiste à s’exprimer de manière artistique au sein de son travail de scientifique. L’équation devient alors:

“Imaginez le, ce grand C, fièrement posté sur son début de page, toujours égal qu’il est à cette expression magnifique, prise en étau entre deux crochets durs comme le fer mais respectueux de la condition humaine. Ces crochets, d’ailleurs largement augmentés d’une puissance sigma sur sigma moins un, contiennent, car c’est là leur unique objectif, toute la resplendissante majesté du grand C. Soyons plus précis : ils contiennenet deux intégrales, respectivement prenant en compte deux populations, allant, pour l’une, de zéro, le point zéro, le rien, le néant, au n, cette belle lettre par laquelle commence mon prénom, et pour l’autre, toujours de ce zéro, du commencement de tout, au n étoile, qui sous entend clairement que les prénoms commencant par n sont des étoiles brillants dans la laideur d’une ville sans teint. Et ces intégrales, elles sont toujours là pour précéder C indicé d’un h, et C indicé d’un f et pour prendre en compte leurs exposants, tous deux égaux à un moins un sur sigma. Ah, qu’elles sont belles, ces expressions mathématiques, qu’elles vont nous aidé dans notre quête scientifique, etc.. “

8 commentaires »

  remibaz wrote @

Moi je comprends mieux quand c littéraire ;-)
jje vais essayer avec mon papier théorique

  eco no myth wrote @

Mais il faut être un sportif pour les maitriser. Avec une grosse préparation et tout!

  Weloveanimals wrote @

Pour moi, l’intérêt des mathématiques littéraires réside surtout dans la possibilité qu’ils offrent à chacun de personnaliser les formules au gré de ses humeurs…
Ainsi, il apparait vite que TOUT est possible, “x divisé par y” pouvant devenir “encore un pauvre y croulant sous le poids de x comme chacun d’entre nous croule sous le poids de ses propres contradictions…” ou “comment x, fou d’amour et de désir, a enfin réussi à chevaucher y”…
Poésie et liberté, un bon concept donc!

  croiselesunmax wrote @

ah bravo on s’est bien compris

  Weloveanimals wrote @

Tu m’étonnes! Je cite : “les mathématiques littéraires s’adressent avant tout aux personnes surdouées”.

  robert wrote @

Et quelle beauté littéraire se cache derrière le égal, avec ses deux barres dressées fièrement, l’une sur l’autre et l’autre sous l’une, horizontalement, commençant exactement au même endroit et finissant au même. Ni trop grand, ni trop petit, ni trop gros, ni trop maigre.

Quelle grandeur dans ce égal qui rend Madame C (ou Monsieur C, ou Mondame ou Masieur, on ne connaît pas trop le genre de C en fait ???) pareil que tout ce machin très compliqué avec des signes cabalistiques dignes d’une broderie murale d’une pyramide.

Le égal fier, noble, simple. Le égal est tout simplement (surtout sur certaines plages). Mais le égal est si important qu’on parle de lui dans le préambule et dans l’article deux de la constitution, pour exprimer la devise. On le retrouve aussi dans la déclaration des droits de l’homme tellement il est important.

Et quand il est demi ballon de vin il devient égal au pain, dans une belle communion !

Et parfois égal rit. On peut l’apercevoir sur l’autoroute à la saison des vacances (ça rend joyeux les vacances !) portant fièrement la maison sur le toit d’une voiture.

Parfois égal ment et il lui arrive de se sentir différent sous ses airs de rien y toucher !

Mais tout ça m’est bien égal car égal peut s’en foutre complètement, comme je l’ai écrit dans mon grand livre avec tous les mots (même les difficiles avec plus de trois syllabes !).

  eco no myth wrote @

L’égal erre entre ciel et mer. Mais on s’en sortira!

  laurentsoulat wrote @

C’est une truc de procrastinateurs ! Et que vogue petit scarabée ;)


Votre commentaire

HTML-Tags:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <pre> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>