Notre grande érudition, et l’impression grandissante que nous avons d’avoir fait le tour des choses existantes, nous ont poussé à nous mettre en quête de nouvelles disciplines. Précurseurs parmi les précurseurs, nos idées fourmillent sans cesse. Voici l’une d’entre elles.
Il s’agit des mathématiques littéraires. Elle s’adresse avant tout aux personnes surdouées qui, bien que se définissant par leur tendance prononcée en faveur des sciences exactes, sont constamment en manque d’écriture. Pour ceux là, nous proposons ici un concept permettant d’allier leur esprit d’exactitude psychorigide avec leur besoin d’envolées lyriques décapantes. L’idée est simple, mais la réalisation nécessite une main de maître.
Prenons un exemple. Voyez cette équation par exemple.
Une première version des mathématique littéraires serait de l’écrire simplement avec des vrais mots. Cela donnerait:
“C égal, ouvrez les crochets, l’intégrale de zéro à n des C indice h à la puissance un moins un divisé par sigma, plus l’intégrale de zéro à n étoile de c indice f à la puissance un moins un divisé par sigma, fermez les crochets, le tout à la puissance sigma divisé par sigma moins un.”
Certes, l’exercice apparaît inutile, et un peu pointilleux. Tout l’art des mathématiques littéraire consiste à s’exprimer de manière artistique au sein de son travail de scientifique. L’équation devient alors:
“Imaginez le, ce grand C, fièrement posté sur son début de page, toujours égal qu’il est à cette expression magnifique, prise en étau entre deux crochets durs comme le fer mais respectueux de la condition humaine. Ces crochets, d’ailleurs largement augmentés d’une puissance sigma sur sigma moins un, contiennent, car c’est là leur unique objectif, toute la resplendissante majesté du grand C. Soyons plus précis : ils contiennenet deux intégrales, respectivement prenant en compte deux populations, allant, pour l’une, de zéro, le point zéro, le rien, le néant, au n, cette belle lettre par laquelle commence mon prénom, et pour l’autre, toujours de ce zéro, du commencement de tout, au n étoile, qui sous entend clairement que les prénoms commencant par n sont des étoiles brillants dans la laideur d’une ville sans teint. Et ces intégrales, elles sont toujours là pour précéder C indicé d’un h, et C indicé d’un f et pour prendre en compte leurs exposants, tous deux égaux à un moins un sur sigma. Ah, qu’elles sont belles, ces expressions mathématiques, qu’elles vont nous aidé dans notre quête scientifique, etc.. “
Moi je comprends mieux quand c littéraire
jje vais essayer avec mon papier théorique